La non-violence au quotidien : mieux vivre ensemble, à tout âge

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Prendre le temps d’écouter, exprimer un désaccord avec respect, laisser à chacun la possibilité de faire ses propres choix… La non-violence peut aussi se traduire dans nos relations de tous les jours. À l’occasion de sa journée internationale, le 2 octobre, interrogeons-nous sur la place que nous lui accordons, entre proches comme entre générations.

Une journée pour rappeler la force de la non-violence

La Journée internationale de la non-violence a été instaurée par les Nations Unies en 2007. Sa date correspond à l’anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, figure majeure de la lutte non violente pour l’indépendance de l’Inde. Elle invite à promouvoir une culture de paix, de tolérance et de compréhension.

La non-violence est aussi une manière d’agir pour défendre des droits et faire évoluer la société sans recourir à la violence physique. Elle permet de s’opposer à une injustice tout en respectant les personnes.


Mieux se parler, un premier pas au quotidien

En famille, entre amis ou entre voisins, les désaccords font partie de la vie. La façon de les exprimer mérite toute notre attention.

Développée par le psychologue Marshall Rosenberg, la Communication NonViolente propose quatre repères : décrire les faits sans jugement, nommer son émotion, identifier son besoin et formuler une demande concrète. Cette démarche invite à écouter l’autre tout en exprimant ses propres limites.

Par exemple, on pourrait dire : « Quand je suis interrompu, je me sens frustré, car j’ai besoin de pouvoir terminer mon idée. Est-ce que tu peux me laisser finir avant de répondre ? » Une manière de rendre son ressenti compréhensible et d’ouvrir la discussion.


Respecter la dignité et les choix de chacun

Cette attention compte à tous les âges, notamment dans les relations avec les personnes âgées. L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que la maltraitance peut prendre plusieurs formes : physiques, psychologiques, financières, mais aussi relever de la négligence ou d’une atteinte à la dignité.

Au quotidien, nous pouvons nous poser des questions simples : demandons-nous l’avis de la personne concernée ? Respectons-nous son refus ? Lui laissons-nous le temps de s’exprimer ? Proposer son aide, consulter la personne avant de décider et prendre ses préférences au sérieux sont autant de façons de lui reconnaître pleinement sa place.


Faire vivre le respect entre générations

L’UNESCO souligne le rôle de l’éducation dans la construction de sociétés plus pacifiques, à travers les apprentissages scolaires mais aussi en dehors de l’école. Le respect et la compréhension mutuelle se cultivent tout au long de la vie.

Échanger avec une personne d’une autre génération, découvrir son parcours ou accueillir un point de vue différent sont autant d’occasions de mettre cette attention en pratique.