📖 Lecture : 6 minutes • SANTÉ & VITALITÉ
Chaque année , le 15 juin marque la journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées.

Une journée essentielle pour rappeler qu’une personne âgée doit pouvoir avancer en âge dans le respect, la dignité, l’écoute et la sécurité.

Et si nous prenions davantage soin de nos aînés ?

SOURCE 
• solidarité.gouv

Souvent silencieuse, la maltraitance des personnes âgées reste encore trop méconnue. Elle ne se limite pas aux violences physiques: elle peut aussi prendre la forme de paroles humiliantes, de pressions psychologiques, de négligences, d’abus financiers, de violences sexuelles ou encore de situations institutionnelles inadaptées.

En 2025, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 473 000 victimes de violences physiques en France, tous publics confondus. Ce chiffre rappelle l’ampleur des violences déclarées, mais il ne reflète pas à lui seul toutes les formes de maltraitance, souvent plus difficiles à repérer, notamment lorsqu’elles concernent des personnes vulnérables.

La maltraitance peut parfois s’installer progressivement, par une accumulation de gestes, de paroles, d’oublis ou de privations. Elle peut isoler la personne, limiter sa liberté, fragiliser sa confiance et l’empêcher de faire valoir ses droits.


Mais comment reconnaître une situation de vulnérabilité?

Une personne peut être considérée comme vulnérable lorsqu’elle rencontre des difficultés à se défendre, à demander de l’aide ou à faire cesser une situation de violence. Cette vulnérabilité peut être liée à plusieurs facteurs : une situation de handicap, un état de santé fragile, un environnement inadapté ou violent, une situation de précarité, une dépendance à un proche ou encore une relation d’emprise.

Face à ces situations, il est important de rappeler que chacun peut agir. En France, plusieurs dispositifs protègent les personnes vulnérables et encouragent le signalement : la protection des lanceurs d’alerte, l’obligation de porter assistance à une personne en danger, ou encore la loi Bien vieillir, qui renforce certains droits des personnes âgées, notamment en établissement.


Depuis le 25 mars 2024, l’État a également lancé une stratégie nationale de lutte contre les maltraitances, avec pour objectif de renforcer la prévention, le repérage et l’accompagnement des situations de maltraitance.

Et depuis le 1er mars 2026, un numéro national permet de signaler ces situations : le 3133Gratuit et accessible 7 jours sur 7, de 9h à 20h, il s’adresse aux victimes, mais aussi aux proches, aux témoins, aux aidants et aux professionnels qui soupçonnent une situation de maltraitance.

Parler de maltraitance, ce n’est pas seulement dénoncer. C’est aussi apprendre à mieux repérermieux écouter et mieux accompagner. C’est rappeler que le bien vieillir passe aussi par la bientraitance, le respect des droits, la préservation de l’autonomie et l’attention portée à chaque personne.


Prendre soin de nos aînés, c’est avant tout leur garantir une place digne, libre et respectée dans notre société.